L’apport de fumier ou de compost en automne favorise la future pousse de la prairie. Cet apport agit sur la durée et stimule la vie biologique du sol.  Le phosphore et la potasse contenus dans le fumier sont disponibles rapidement ; l’effet direct est équivalent à celui des engrais minéraux les plus efficaces.  « En l’automne, il faut privilégier un apport de fumier ou compost «vieilli», précise Pauline Hernandez, animatrice du programme Herbe et Fourrages en Centre-Val de Loire. Il n’est pas obligatoire de composter son fumier avant épandage : un fumier stocké 6 mois au champ sans retournement convient ; ce d’autant plus que ce produit contient davantage d’azotes ammoniacal et organique rapidement minéralisables que le compost ».

Epandre sur sol humide et réchauffé

La difficulté pour l’épandage d’automne réside dans le choix de la période. Le sol doit être relativement humide et réchauffé pour que la biologie du sol soit active et capable de dégrader le fumier épandu. Bien souvent, la période correspondant à ces critères se situe entre octobre et novembre. « L’idéal est d’épandre de 10 à 15 tonnes par hectare avec un épandeur muni d’une table d’épandage qui émiette bien le fumier, poursuit Pauline. Ce dernier se décompose alors plus rapidement. » Il vaut mieux ne pas dépasser 30 tonnes de fumier par hectare. En limitant l’apport, on s’assure d’avoir une dégradation rapide et efficace du fumier. Enfin, attention à la directive Nitrates, selon la zone dans laquelle s’inscrit votre prairie, certaines dates d’épandage ne sont pas permises. Pour en savoir plus : www.herbe-fourrages-centre.fr

 

Photo semaine 44-20 : l’effet direct est équivalent à celui des engrais minéraux les plus efficaces pour le phosphore et la potasse

CP : Chambre régionale d’agriculture CVL

Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO